Depuis mon premier article, je vous parle du mode de vie paléo. Ce mode de vie comporte plusieurs piliers et jusque là j’ai particulièrement parlé de l’alimentation et du sommeil au travers de mon défi 40 jours paléo. Si vous vous demandez ce qu’est ce défi, vous pouvez cliquer ici afin de lire l’article d’introduction où je vous explique tout. Cependant, le mode de vie paléo ne se limite pas à l’assiette et au repos. Il est plus global et comporte a minima 4 piliers qui, combinés les uns avec les autres, vous apporte tout un ensemble de bénéfices sur votre santé et votre bien-être.

Mode de vie paléo : définition

Comme énoncé au début de cet article, le mode de vie paléo est bien plus qu’un simple régime. Il n’existe pas de définition officielle pour le définir alors chacun y va de sa propre définition. Voici la mienne :

Le mode de vie paléo est un ensemble de préceptes à appliquer au quotidien visant à nous rapprocher du mode de vie de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Ce mode de vie est celui pour lequel les êtres humains sont génétiquement programmés et grâce auquel le corps peut fonctionner harmonieusement et de manière optimale. Il permet donc d’être en meilleure santé, d’avoir plus d’énergie et d’obtenir un poids et une silhouette idéaux.

Les préceptes du mode de vie paléo (ou modèle paléo) peuvent être regroupés au sein de catégories qu’on appelle « les piliers du mode de vie paléo ». Les principaux piliers sont :

  • l’alimentation,
  • l’activité physique,
  • le repos,
  • le mental.

Pilier n°1 : l’alimentation

Le pilier le plus important et également le plus connu est celui lié à l’alimentation. En effet, si vous avez déjà entendu parlé du mode de vie paléo, c’est probablement sous le terme de « régime paléo ».

Régime versus mode d’alimentation

Personnellement je n’accroche pas avec le mot « régime ». Dans l’imaginatif commun, le régime est un changement plus ou moins long de sa façon de manger afin de perdre du poids ou de contrôler un paramètre biologique lié à une pathologie. On parle par exemple de régime hypocalorique, régime hyperprotéiné ou encore chrononutrition pour ce qui est des régimes amaigrissants. Concernant les régimes médicaux on trouve entre autres le régime sans sel (insuffisance rénale, hypertension, corticothérapie), le régime hypocholestérolémiant (réduction du cholestérol), le régime sans sucre (diabète), le régime sans résidus (pathologies digestives), etc.

Le régime est associé avec l’idée de privation et de frustration contrairement au régime paléo à l’alimentation paléo qui, même si elle est restrictive sur certains aspects, est très diversifiée, rassasiante, synonyme de plaisir et de découverte culinaire.

Concrètement, ça mange quoi un paléovore ?

cocheQue manger avec le régime paléo ?L’alimentation paléo se base avant tout sur les légumes et les protéines animales qui doivent avoir une place de choix dans votre assiette. Les paléovores mangent également des fruits, de bonnes matières grasses, des oléagineux ainsi que des aromates et des épices.

croixA contrario, l’alimentation paléo fait une croix sur certains aliments, ceux qui n’étaient pas consommés par nos lointains ancêtres. Il s’agit des céréales (et particulièrement le blé) sous toutes leurs formes, les produits laitiers, les produits sucrés (mis à part les fruits bien entendu 😉 ), les produits transformés et industriels.

Je reviendrai plus en détail sur les aliments faisant partie ou non de l’alimentation paléo dans un article dédié. L’idée ici est de vous donner les grandes lignes pour que vous puissiez avoir un aperçu de ce qu’on peut trouver (ou pas) dans une assiette paléo.

L’alimentation paléo et ses variantes

Il existe plusieurs courants au sein du paléo et le principal point de divergence concerne les produits laitiers. Les puristes du paléo proscrivent tous les produits laitiers alors que d’autres tolèrent la consommation occasionnelle de certains. Il s’agit des produits laitiers crus et/ou fermentés, non sucrés. Le courant primal est le fer de lance de ceux qui autorisent la consommation de ces produits laitiers de temps en temps.

Pilier n°2 : l’activité physique

Quand on pense activité physique, on pense souvent (tout le temps ?) au sport. On pense jogging, football, athlétisme, rugby, escalade, musculation, zumba et bien d’autres. Pour beaucoup de personnes, faire de l’activité physique est même synonyme d’exercices de force ou d’endurance (cardio) intenses, pendant plus d’une demi heure voire plus d’une heure.

musculationPrenons le cas d’un coureur ou d’une personne qui soulève de la fonte. Pour progresser dans sa discipline, cette personne va s’astreindre à faire 2, 3, 4, voire même 5 entrainements par semaine, avec des séances allant de 30 minutes à 2h chacune. A chaque fois l’objectif est le même : solliciter intensément et le plus longtemps possible les muscles à développer pour que ceux-ci se renforcent, séance après séance.

Dans l’absolu cela parait logique. Lorsqu’on effectue un effort musculaire intense, les muscles subissent de microtraumatismes puis ils se reconstruisent. C’est lors de cette reconstruction que les muscles se développent afin de ne plus subir de nouveaux traumatismes lors d’un futur effort similaire.

Quand l’activité physique conventionnelle n’est pas adaptée

Le problème avec ce genre d’activité est qu’elles sont trop stressantes pour l’organisme. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire les activités mentionnées plus haut. Comme pour les poisons, ce n’est pas la substance en elle-même qui est dangereuse, c’est la dose. Et puis faire un match avec les amis ça reste malgré tout un plaisir qui apporte d’autres bénéfices. J’en reparle plus loin dans le pilier du mental.

inflammation, blessure, vieillissement prématuréEffectuer des entrainements aussi intenses et aussi longtemps et aussi souvent, vont générer de l’inflammation qui va favoriser l’oxydation des tissus, et donc le vieillissement. Prenez l’exemple des sportifs de haut niveau. Ils s’entrainent très dur et mettent leur corps à rude épreuve pour atteindre d’excellentes performances dans leur discipline. Mais après quelques années de carrière, les problèmes de santé se développent. Bien souvent il s’agit de pathologies directement liées à leur discipline sportive. Cet exemple est extrême bien sûr. Mais c’est pour vous voyiez l’idée.

OK. Ça c’est le sport tel qu’on l’entend de manière conventionnelle, mais l’activité physique en mode paléo ça ressemble à quoi ? Est-elle différente ? Et bien oui ! Surprenant non ? 😉 En fait, elle mêle 3 formes différentes d’activité qui vont avoir un impact différent sur votre corps.

Activité à intensité modérée (ou endurance douce)

vélo activité modéréeLe mode de vie paléo préconise de faire majoritairement de l’activité à intensité modérée. OK, mais on entend quoi par activité à intensité modérée ? La marche, la randonnée, le vélo et la natation sont de très bons exemples. Même le jogging peut faire partie de ces activités, à condition (comme pour les autres) d’y aller à faible intensité et de limiter le temps des séances. En règle générale, 45 minutes à 1 heure suffisent pour ces activités, excepté pour la marche, la randonnée et le vélo qui peuvent être fait sur 1 à 2 heures. Bref, ce type d’activité porte bien son nom. Il suffit tout simplement de bouger afin de faire augmenter son rythme cardiaque de manière modérée. On parle d’endurance douce.

Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs passaient une grande partie de la journée à chercher de la nourriture, se déplacer, explorer, chasser etc. Ces activités se faisaient à intensité modérée et sur plusieurs heures. Voilà pourquoi nous devrions effectuer la plupart de nos activités physiques à intensité modérée.

De nos jours nous ne bougeons plus. Nous sommes ultra sédentaires. Nous passons de notre logement à la voiture (ou les transports en commun), puis du parking au bureau, et vice-versa le soir pour rentrer chez nous. Moi qui suis à Paris, je suis effaré de voir à quel point les gens font tout pour en faire le moins possible justement. Je me demande ce qu’il adviendrait de ces personnes si les escalators venaient à disparaitre !

Endurance douce en pratique

Mais vous savez quoi ? Il y a une bonne nouvelle. Dans la pratique il n’est pas obligatoire de se réserver des créneaux horaires dédiés pour bouger à intensité modérée. L’avantage de ce genre d’activité est qu’elle peut être faite tout au long de la journée. Il suffit de changer quelques habitudes quotidiennes pour y parvenir. Prendre les escaliers plutôt que les ascenseurs (ou les escalators), se garer un peu plus loin du bureau pour finir à pieds, descendre une ou deux stations de métro avant, se garer au fond du parking lorsqu’on va dans les magasins, aller faire une promenade après manger plutôt que de se planter devant la télévision…voilà des choses simples à mettre en place au quotidien qui permettent de faire toute la différence.

Bien entendu, cela ne dispense pas de chausser ses baskets pour aller courir ou enfourcher son vélo pour une séance de sport. Mais ces changements du quotidien seront déjà très profitables. 80 % du temps dédié à l’activité physique devrait se faire à intensité modérée.

Soulever des objets lourds

effort intenseCe n’est pas parce que la majorité de notre activité physique devrait se faire à intensité modérée qu’on ne doit pas faire d’efforts intenses. Le paléo préconise également de soulever des objets lourds. On entend par là faire des exercices de force en intensité.

Nos lointains ancêtres devaient porter régulièrement des choses lourdes comme des pierres ou des troncs d’arbre pour se fabriquer un abris. Ils devaient également ramener au camp les carcasses des animaux qu’ils avaient tué pour les manger ensuite. Si c’était un lapin il n’y avait pas de quoi se froisser un muscle, clairement, mais lorsqu’il s’agissait d’une bête plus grosse, de la taille d’un bison par exemple, c’était une autre paire de manches. Les chasseurs-cueilleurs grimpaient également aux arbres ou escaladaient des rochers pour observer les environs à l’affut d’une proie ou d’un danger. Bref, il ne faisait pas que de se promener dans les fougères.

Vous vous demandez peut-être si je ne serais pas un peu schizophrène sur les bords. D’abord je dis que l’activité physique telle que pratiquée aujourd’hui avec ses entrainements est néfaste pour notre santé car elle est trop intense et stressante pour le corps, puis après je vous dis que le paléo recommande de faire des efforts intenses. Encore une fois, tout est question de dosage.

Ce mode d’entrainement a plusieurs avantages :

  • Il évite la fatigue intense liée aux entrainements longs à répétition. Les entrainements en mode paléo seront moins fatigants que les entrainements conventionnels, même s’il sont très intenses.
  • Il limite le risque de blessures. Cela va de paire avec la diminution de la fatigue. En étant moins fatigué, on est plus alertes et concentrés sur ce qu’on fait. On est également plus précis. Cela ne dispense pas pour autant de faire les mouvements et exercices correctement et de bien s’échauffer.
  • Il vous permet de gagner du temps. Cela peut paraitre futile aux yeux de certains, mais on est toujours en train de courir après le temps. Combien de personnes ont cette excuse à la bouche pour ne pas faire du sport ou autre chose. Je veux parler du fameux « je n’ai pas le temps ». Avec ce mode d’entrainement, cela vous prendra environ 1h par semaine. Aller, comptons 1h30 avec le temps d’échauffement et de récupération.

Les efforts intenses en pratique

Dans le mode de vie paléo, nous nous entrainons intensément mais peu. 2 fois par semaine, pendant 20 à 30 minutes maximum à chaque séance est une bon ordre de grandeur. On est donc loin des 4 ou 5 séances de 1 à 2h par semaines. Par contre, il s’agit bien d’entrainement à forte intensité. L’objectif est de solliciter les muscles de manière à ce qu’ils fournissent un effort important sur une durée brève.

Concrètement, quels exercices faire ? Je vous rassure, vous n’avez pas besoin d’aller chercher un rocher et un tronc d’arbre dans la forêt pour votre entrainement. Vous avez encore moins besoin de vous inscrire dans une salle de sport. Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de commencer avec 4 exercices élémentaires qui, en fonction de la façon dont vous les faites et du nombre de répétitions, vous permettra d’augmenter la difficulté au fur et à mesure de votre progression. Ces 4 exercices élémentaires sont :

  • les pompes,
  • les tractions,
  • les squats,
  • les planches.

Une fois que les entrainements feront partie de votre routine (j’entends par là quand vous les aurez totalement intégrés dans votre quotidien), il sera toujours temps de diversifier vos exercices.

Des disciplines sportives inspirées du paléo

HIIT et sport paléoIl existe des disciplines sportives qui se basent sur ces principes d’entrainements intenses et bref. Vous avez peut-être déjà entendu parlé de Crossfit, HIIT, Paléofit, Tabata. Ces disciplines sont liées par ce mode de fonctionnement. D’ailleurs, HIIT est l’acronyme de High Intensity Interval Training, ce qui veut dire en français entrainement par intervalles à haute intensité. On ne peut pas faire plus explicite comme nom vous ne trouvez pas ? Je reviendrai plus en détail sur ces disciplines dans un article dédié car il y a beaucoup de chose à dire. 15 % du temps dédié à l’activité physique devrait se faire à haute intensité.

Courir, oui…mais faire un sprint

La troisième et dernière forme d’activité physique promue par le mode de vie paléo consiste à faire un sprint de temps en temps. Il s’agit d’un effort intense mais il ne s’agit bien évidemment pas d’un exercice de force.

Dans le monde hostile préhistorique, nos ancêtres devaient être en mesure de courir vite en mode explosif pour répondre à au moins deux cas de figure. Le premier consistait à échapper à un danger imminent comme un mammouth qui vous charge par exemple. En un mot il s’agissait de la capacité de fuir en toutes circonstances. Le second est lié à la chasse et à la capacité de capturer du petit gibier. Il fallait pouvoir être vif et courir très vite sur de courtes distances afin de surprendre afin que les chasseurs puissent mettre la main sur leur proie.

L’intérêt d’un sprint à haute intensité est qu’il vous apportera des bénéfices similaires à un jogging d’une heure à allure moyenne. Il activera autant et voire même davantage votre métabolisme et améliorera donc la perte de poids.

Le sprint en pratique

sprint et sport paléoEn termes de durée et de fréquence, tout dépend de votre niveau mais 3 à 4 sprints par mois est une bonne base de départ. Par sprint j’entend séance de sprint. Voici une idée de séance :

  • 5 min d’échauffement (marche active, jogging à allure moyenne),
  • 6 séries de 10-15 sec de sprint avec 20 sec de récupération entre chaque,
  • 5 min de récupération (semblable à l’échauffement).

Assurez-vous de courir sur une surface bien plane pour éviter tout risque de blessure, et n’effectuez vos séances de sprint que lorsque vous êtes en grande forme et motivé. Ce type d’exercice est réalisé en faisant un effort maximal donc si vous réalisez vos sprints en étant fatigué ou pas motivé, vous augmentez le risque de vous blesser.

Pilier n°3 : le sommeil (et le repos en général)

Quand le sommeil n’est plus une priorité

manque de sommeilAh le sommeil… Ce pilier semble être évident et d’une simplicité enfantine. Après tout, nous dormons tous sans avoir à faire d’efforts particuliers car il s’agit d’un besoin physiologique. Pourtant beaucoup d’entre nous négligeons notre repos. Alors oui nous dormons certes, mais soit nous dormons trop peu, soit notre sommeil est de mauvaise qualité. Nos activités modernes court-circuitent les signaux naturels de fatigue qui devraient nous inciter à aller nous coucher. La télévision, les smartphones, les tablettes, les ordinateurs, la lumière artificielle, les sorties, les excitants (café, thé, boissons énergisantes), etc. Toutes ces choses viennent perturber nos cycles de sommeil et occulter nos besoins de repos. Il en est de même avec le stress et notre train de vie frénétique qui empêchent notre cerveau de faire une pause.

On ne cesse de nous répéter qu’il est important de dormir suffisamment. Je ne vais pas vous lister tous les bienfaits d’un repos suffisant car ils sont nombreux. Je vous rappelle néanmoins que cela permet d’améliorer le renouvellement des cellules du corps ainsi que le fonctionnement du système immunitaire et hormonal. Rien que ça !

Je parle de sommeil, mais je devrais plutôt parler de repos en général. Car même si le sommeil nocturne représente la manière privilégiée de se reposer, il ne faut pas oublier les autres formes de repos qui ont elles aussi toute leur importance. Je veux parler de la sieste et des moments de la journée propices au repos. Ces moments peuvent se trouver dans bon nombre d’activités comme la lecture, la méditation, les pique-niques et les bains de soleil par exemple.

Le sommeil au paléolithique

Comment se reposaient nos ancêtres du paléolithique ? Une chose est sûre, c’est qu’ils avaient un sommeil suffisant. Ils n’avaient pas l’électricité et encore moins les ampoules et les LED pour s’éclairer. De ce fait nos chasseurs-cueilleurs allaient se coucher une fois qu’il faisait nuit. Ils suivaient le rythme de la nature. Leur sommeil était également de qualité. Ils n’étaient pas sollicités et stimulés par des écrans numériques et réduisaient leur activité au fur et à mesure que la luminosité diminuait.

En fonction des journées, nos ancêtres savaient faire beaucoup d’efforts mais ils savaient aussi s’accorder des moments de repos. Lorsqu’ils avaient passé une journée à traquer un gibier sur des kilomètres, avant de le tuer puis de le ramener au camp, ils avaient besoin de récupérer. La journée suivante était alors dédiée au repos. Ils étaient d’autant plus sereins et prompts à se reposer si la proie de la veille était de taille et avait fourni suffisamment de viande pour nourrir le camp pour la journée et celles d’après. Ils savaient également que ces moments de repos sont indispensables pour pouvoir repartir à la chasse dans les jours à venir. Je parle de chasse mais d’autres activités de l’époque demandaient également de l’énergie, et donc du repos après coup. On peut citer la cueillette et la construction du camp par exemple.

Comment retrouver un sommeil de qualité

transition au calmeMais alors, que devrions-nous faire aujourd’hui pour avoir un sommeil paléo compatible ? Je vous rassure tout de suite, je ne vais pas vous dire qu’il faut vous débarrasser de tous vos appareils avec un écran, vous éclairer à la lampe à huile et arrêter toute activité après 20h. Non. L’idée est de réduire notre exposition aux sources de stimulation et d’observer une période de transition au calme après une certaine heure pour se détendre. Ceci permettra au cerveau et à tout votre corps de se conditionner à aller dormir. Vous pourrez même améliorer davantage votre sommeil si vous allez vous coucher à une heure régulière et si vous évitez les efforts physiques intenses ainsi que les repas copieux le soir. Le top du top est d’arriver à se réveiller naturellement avant que le réveil ne sonne. Ainsi vous respectez vos cycles de sommeil et ceci contribue a améliorer encore plus la qualité de votre sommeil.

Certains d’entre vous se diront peut-être qu’ils ont trop de choses à faire pour dormir 8h par nuit. D’autres se diront peut-être au contraire qu’ils ne sont bons à rien s’ils n’ont pas leurs 8h par nuit mais qu’ils aimeraient pouvoir faire plus de choses. Bonne nouvelle si vous vous reconnaissez ici. Si vous améliorez la qualité de votre sommeil en mettant en place les conseils prodigués plus haut, vous pourrez alors réduire la durée de vos nuits tout en aillant votre compte de sommeil. Vous avez donc tout intérêt à prendre soin de votre repos. Vous serez alors en meilleure santé, vous aurez plus d’énergie et vous aurez davantage de temps pour vous. Elle est pas belle la vie ?! 😉

Pilier n°4 : le mental

« Le mental ? Quoi le mental ? Je n’ai pas de problèmes. Je me sens bien dans ma tête. Tout va bien ! ». Je n’en doute pas. En fait, lorsque je parle de mental je ne parle pas de désordres psychologiques ou de soucis que nous pouvons avoir. Il est bien évident qu’un esprit serein aura un impact bien plus positif sur votre santé qu’un esprit torturé et assommé par le stress. Je veux parler du mental de manière plus générale, c’est-à-dire du bien-être émotionnel dans sa globalité et notamment au travers du jeu et des interactions sociales.

Le jeu a de nombreuses vertus. Il permet de décrocher du travail et du quotidien, de réduire le stress. Il joue sur notre biochimie en libérant des endorphines et permet de compenser, du moins en partie, les effets délétères des stimulations excessives du monde moderne.

Quand le jeu n’a plus la cote

les jeux et le paléoPour une majeure partie de la population moderne, le jeu n’est plus qu’une activité futile dénuée de sens et d’intérêt. Pire encore, nous nous imposons des contraintes sociales qui nous empêchent de jouer. « Que va-t-on dire de moi ? Ça fait gamin. Sois sérieux un peu. » Voilà le genre de réflexions que nous nous faisons lorsqu’on serait tenté de jouer ou de partir dans une folie douce, un délire.

réseaux sociaux et isolationConcernant les interactions sociales, nous sommes aujourd’hui face à un paradoxe de taille et c’est le cas de le dire. Nous sommes de plus en plus proches et connectés au monde entier grâce à Internet, mais en même temps nous ne nous sommes jamais sentis aussi seuls.

Ce que nos ancêtres ont à nous enseigner

En dehors des activités principales de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, à savoir la recherche de nourriture, la construction d’un abris, le repos et l’éducation de leur progéniture, une part non négligeable du temps était dédiée aux interactions sociales et aux loisirs. La notion d’interaction sociale était très importante car elle était liée à la survie de l’espèce. L’union fait la force et nos ancêtres du paléolithique l’avaient parfaitement compris.

Les chasseurs-cueilleurs passaient beaucoup de temps en compagnie des autres membres de leur clan. Ils vivaient ensemble, chassaient ensemble, mangeaient ensemble, etc. Le fait d’être en groupe leur permettait aussi de se protéger plus facilement des prédateurs. Pour renforcer les liens entre les membres d’un même clan, les chasseurs-cueilleurs passaient beaucoup de temps à jouer ensemble.

Les Hommes sont donc des êtres sociaux par nature. Le monde aura beau inventer tous les jours de nouveaux moyens de communication, l’humanité aura toujours besoin de contacts réels, en face à face. C’est inscrit dans nos gènes !

Renouez avec le jeu et les moments de convivialité

interactions sociales et paléoPour le chasseur-cueilleur moderne, il n’est pas dans l’idée de jeter par la fenêtre son ordinateur et de se mettre à faire des feux de camps, bien que l’idée du feu de camp est géniale et permet  de passer de supers moments entre amis ou avec la famille. Non, l’objectif est de réorienter une partie de notre temps en faveur des moments de convivialité avec notre entourage. En bref, utilisons un peu moins de réseaux sociaux et privilégions les moments et les expériences avec des vraies personnes. Vous vous sentirez bien plus heureux et accomplis qu’en restant derrière votre ordinateur.

Conclusion

En conclusion et comme l’indique le titre de cet article, le paléo est bien plus qu’un simple régime. C’est un mode de vie, une philosophie de vie. Il se base sur la compréhension que nous avons du mode de vie de nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs, compréhension rendue possible grâce au travail des archéologues, paléontologues et anthropologues qui ont étudié les dernières tribus de chasseurs-cueilleurs encore existantes.

Le mode de vie paléo nous propose une façon de vivre pour laquelle nous sommes génétiquement programmés. En y réfléchissant, la plupart des règles du paléo viennent du bon sens. C’est en tout cas la façon dont je vois les choses. Le paléo concerne tous les besoins primaires de la vie, à savoir l’alimentation, l’activité physique, le repos et le bien-être social. La mise en place d’un ou plusieurs des piliers du mode de vie paléo apportera des bienfaits sur votre santé et votre bien-être. Mais combinés ensembles, ces piliers se complètent les uns avec les autres et agissent en synergie pour vous offrir une vie où vous serez en pleine forme et bien dans votre corps.

Maintenant que vous en savez plus sur le mode de vie paléo, qu’en pensez-vous ? Cela fait-il sens de votre point de vue ? Dites-moi dans les commentaires quelles sont vos impressions.

Le paléo c’est quoi ? Plus qu’un régime, un mode de vie
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2 avis sur « Le paléo c’est quoi ? Plus qu’un régime, un mode de vie »

  • 28 octobre 2018 à 8 h 58 min
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    Bonjour,

    Je découvre avec intérêt cette forme de régime (le régime-paléo). J’aime particulièrement quand tu parles du fonctionnement de notre organisme. Il a en effet besoin d’aliments identiques depuis des milliers d’années. Pour autant, notre alimentation s’est transformée au gré des lobbysmes agroalimentaires. Cette alimentation a des répercussions sur notre corps et sur la santé en général.

    Par contre je ne comprends pas pourquoi tu bannies les légumineux. Il sont à la base un aliment pouvant être bio et faisant partie de nos plantes depuis plusieurs milliers d’année.

    Je me présente, je tiens moi-même un blog dans lequel je reprends la même problématique. Celle-ci concerne la transformation éclairée de notre alimentation. Je l’aborde sur le plan du jeûne intermittent.
    https://mon-super-regime.com/

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    • 11 novembre 2018 à 10 h 38 min
      Permalien

      Bonjour Gabriel et merci pour ton commentaire. Les légumineuses ne font pas partie de l’alimentation paléo notamment car elles contiennent des anti-nutriments. Ces molécules sont produites en tant que mécanisme de défense pour éviter de se faire manger par des insectes et autres animaux. C’est un genre de poison en quelque sorte. L’impact sur notre organisme n’est pas aussi fort que chez les insectes bien entendu. Loin d’être un danger pour nous, ces anti-nutriments inhibent malgré tout l’absorption des nutriments dans notre intestin. Le trempage des légumineuses permet de réduire ce phénomène mais il ne le supprime pas. Voilà pourquoi les légumineuses sont proscrites de l’alimentation paléo. Elles nous privent d’une partie des nutriments que nous ingérons, alors que les aliments actuels sont déjà plus pauvres en nutriments que par le passé.

      Répondre

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